Décembre, c'est comme juin, la course pour tout le monde (aux cadeaux, aux fêtes, aux réunions...), et la double peine pour les mamans-instits!

Cela fait longtemps que j'ai la sensation de courir à contresens sur un tapis roulant, mais là, j'ai l'impression qu'un plaisantin s'amuse à jouer avec la manette des vitesses, et à me balancer des obstacles dans la tête façon jeu vidéo:

et hop on accélère (1000 trucs  à organiserl, grèves, réunions en tous genres...),

et hop une enclume (ma tante, la dernière qu'il me reste va de plus en plus mal, le crabe gagne du terrain),

je continue de courir, (dopée aux vitamines )

hop une peau de banane (un mari débordé, stressé, qui ne rentre plus ou seulement pour râler, le ton monte, l'ambiance se pourrit),

je craque, tombe, me relève, on repart ensemble, (on ne change pas si facilement une équipe qui perd  gagne,perd,  euh une équipe quoi ;-) 

et hop ça accélère encore ( (les enfants sont crevés, sont malades, l'un après l'autre, puis ensemble, font des âneries, je cours derrière, je soutien, je remotive),

 et hop un pavé sur la tête (le crabe a gagné, ce n'est plus qu'une question de semaines, puis de jours),

je continue de courir, parce que ... parce qu'il faut bien.  L'avantage c'est que je n'ai pas le temps de réfléchir, pas le temps non plus d'acheter les cadeaux d'un Noël qui approche ("Dis maman, on aura des cadeaux quand même? Mais oui mon chéri, Amaz* est mon ami, je l'aime aussi!) 

alors je cours, en attendant le monstre de fin de niveau, il est là tout proche mais n'arrive pas. L'angoisse bouffe la tête, on n'organise plus rien, on vit "en attendant" jour après jour, on redoute LE coup de fil et en même temps on finit par le souhaiter tant l'attente est difficile  (pour moi "maîtresse, pourquoi t'as les yeux rouges?" , mais pas que,  Miss Dessin a oublié de se lever pour aller en cours ce matin, tant ses nuits sont maigres, et que dire de l'état de ma mère...) , tant la savoir dans cet état là est insupportable ("maman, pourquoi on a pu arrêter que Zébulon (notre chien) souffre et pas ta tantemessieurs les politiques, pitié ayez le courage de voter une loi digne de ce nom concernant la fin de vie!).

 Je continue de courir (les copines instits le savent, instit en mater la semaine d'avant Noël c'est un régal et la direction, la cerise sur le gâteau avec les spectacles les fêtes, les photos, les réunions...), mais un peu de traviole quand même. 

Et j'attends...  la fin, les vacances l'enterrement, les fêtes (Noël c'est ce dimanche pour nous enfin en théorie parce que là, déjà qu'on avait du mal à apprécier Noël depuis un certain Tsunami.....) , le ski avec les copains (si les enfants skient en caleçon ça pose soucis, parce que là c'est au-dessus de mes forces, et évidemment c'est l'ANNEE où ils ne rentrent plus dans rien!) ... et surtout la fin du niveau (et de l'année!)

Merci de passer au suivant,  et d'arrêter de jeter peaux de bananes et enclumes, au moins le temps que je regagne quelques points de vie (et de sourire)  ;-)

 En 2014 donne moi la force (comment ça, ça rime pas?!!!)